
Un fauteuil releveur est un siège motorisé conçu pour aider son utilisateur à passer de la position assise à la position debout, et inversement, en réduisant l'effort et le risque de chute.
Le fonctionnement
Un système de levage électrique incline progressivement l'assise vers l'avant, accompagnant l'utilisateur jusqu'à une position quasi debout. Une télécommande permet un réglage fluide et personnalisé.
Les composants déterminants sont le moteur électrique, la structure de levage, la télécommande et, en option, des fonctions de massage ou de chauffage. La qualité de ces éléments conditionne directement la durabilité et l'efficacité de l'ensemble.
Les types de fauteuils
Les modèles se classent selon le nombre de positions.
Le modèle à un moteur relie dossier et repose-pieds : ils bougent ensemble, ce qui simplifie l'usage et limite les réglages.
Le modèle à deux moteurs règle indépendamment le dossier et le repose-pieds, et permet la position allongée.
Le modèle à trois moteurs ajoute un réglage lombaire ou de la têtière et atteint la position dite à gravité zéro, jambes au-dessus du cœur.
Certains modèles offrent une inclinaison quasi horizontale, utile pour une sieste ou pour un usage prolongé.
Les bénéfices
Le principal est l'aide au relevage pour les personnes éprouvant des difficultés à se lever : il préserve l'autonomie, réduit le besoin d'assistance d'un tiers et diminue le risque de chute, l'un des principaux facteurs de perte d'autonomie chez la personne âgée.
Le confort d'assise prolongée, notamment en position jambes surélevées, soulage les œdèmes des membres inférieurs et la pression lombaire.
Pour l'aidant, l'appareil évite des efforts de relevage répétés, cause fréquente de troubles du dos.
La prise en charge
Point important et souvent mal connu.
Le fauteuil releveur peut, sous conditions, faire l'objet d'une prise en charge partielle par l'assurance maladie lorsqu'il est prescrit et qu'il figure sur la liste des produits et prestations remboursables. Le montant du forfait est très inférieur au prix des modèles courants.
D'autres aides existent et se cumulent parfois : l'allocation personnalisée d'autonomie pour les personnes âgées, la prestation de compensation du handicap, les aides des caisses de retraite et des mutuelles, et les dispositifs des conseils départementaux.
Un crédit d'impôt s'applique par ailleurs à certains équipements d'aide à la personne installés dans le logement, sous conditions.
La démarche commence par une prescription médicale et, idéalement, par l'avis d'un ergothérapeute, qui adaptera le choix à la personne et au logement.
Bien choisir
Les dimensions doivent être ajustées à la personne : hauteur d'assise permettant de poser les pieds à plat, profondeur laissant les genoux libres, largeur adaptée. Un fauteuil trop haut fait glisser, un fauteuil trop bas rend le relevage difficile même motorisé.
La capacité de charge est indiquée par le fabricant et doit être respectée.
Le revêtement se choisit selon l'usage : un tissu déhoussable ou un revêtement imperméable pour un usage prolongé, en particulier en cas de troubles de la continence.
Et la batterie de secours est indispensable : sans elle, une coupure de courant laisse la personne bloquée.
Précautions d'usage
Le fauteuil ne se substitue pas à une évaluation médicale : des difficultés croissantes à se lever peuvent signaler une perte de force musculaire, un problème articulaire ou un effet indésirable de médicaments, tous accessibles à une prise en charge.
L'appareil ne doit pas devenir le lieu de vie exclusif : le maintien d'une activité physique adaptée, même très modeste, reste le meilleur facteur de préservation de l'autonomie.
Enfin, il faut prévoir un dégagement suffisant autour du fauteuil et maintenir les câbles hors des zones de passage, les chutes par trébuchement étant fréquentes.